Accrochée à mon pinceau je fais le va et vient entre le fin plastique sur le sol où est répandue la peinture et le plafond, et pourquoi pas dans le seau ? Parce que la table repliée est tombée dessus et a déchiré le pot en plastique, de mon temps c’était en fer; et la peinture est parterre et le plastique est si fin que je n’ose pas trop gratter de peur de le percer, par contre l’étagère en verre est restée entière enfin ce qu’il en restait.

 

Vous avez lu « Vous plaisantez M. Tanner » ?

 

Je vous le recommande c’est une chronique amèrement désopilante d’un chantier avec une série de portraits sur les artisans, si l’auteur m’avait connue il m’aurait sûrement consacré un chapitre, enfin moi je ne prétends pas être une pro, loin de là !CIMG0003

 

Et Munich ? Oui ca vient…Mais ca se mérite !

 

On est mi-août et je repeins les murs, il y avait plus de 10 ans que ca ne leur était pas arrivé. Enfin je ne voulais repeindre moi-même qu’une partie. La plus sale autour des fenêtres et sur la poutre. Et puis un petit coup ici, oh, la, la, ca fait crade là sur le mur d’à côté, alors on continue et je me suis retrouvée à peindre la moitié du studio.

 

Je n’avais pas envie de« démonter » toutes mes plantes grimpantes et mes petites guirlandes électriques alorsavec un petit pinceau je peignais autour des feuilles sous les feuilles oui, et parfois dessus, personne n’est parfaitsurtout pas moi !renov

 

On sonne, le facteur… je descends de mon escabeau avec précautions, mais la plante des pieds enduite de peinture colle et le plastique essaie de me suivre et je laisse ca et là quelques légères empreintes !

 

A l’air du facteur je prends conscience de mon accoutrement:

 

J’ai une très jolie blouse en soie rose indienne, à motifs dorés des pantalons roses pâles et une espèce de coiffure de bain noire et blanche, bien sûr tout cela passablement orné de motifs blancs surajoutés ,visage compris, mais il ignore le pauvre homme « qui doit penser que la petite dame elle a les moyens, elle fait des travaux en blouse de soie .» Il n’a pas le temps de s’ apercevoir que cette blouse a été marquée contreson gré au fer, fer trop chaud et a des cicatrices béantessur la poitrine et dans le dos et, où de la peinture arrivera à s’infiltrer et que le pantalon a des auréoles dû a des taches un peu trop tenaces… J’aurais pu faire une vidéo gag sur Internet…

 

 

 

 

 

Et Munich ? Ne vous énervez pas, j’y arrive…

 

 

 

Je prends tout mon le temps je fais cela mètre carré par mètre carré, ouf le bow-window est prêt, je réinstalle tout mon petit bazar, quand je m’aperçois avec désespoir et stupéfaction qu’au dessus des fenêtres, ca pèle, j’ai peint la saleté et elle ce détache en lambeaux blancs, je frotte, des milliers de confettis

virevoltent partout, mais voilà c’est une peinture très couvrante alors sous la pellicule, c’est bon ! Ouf, il n’y a plus qu’à tout enlever, aspirer, remettre le bazar.

 

Elle esttellement couvrante que j’ai un mal fou à nettoyer les bavures un peu partout. C’est incroyable où elle a atterri malgré les précautions !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et MUNICH? Revenez demain, j'aurais sûrement fini mes travaux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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